01 novembre 2009
Le Beaujolais en automne !
Cette semaine nous étions en région lyonnaise pour un saut éclair de quelques jours. Petit bain en famille très sympathique quoique toujours trop court : on n'a jamais le temps de rien faire qu'on est déjà reparti... - Au passage je voudrais pousser un cri contre la SNCF et le gouvernement qui nopus parle d'écologie et d'énergies propres.... Et bien figurez vous qu'étant les tarifs effroyables de la
SNCF nous avons dû opter pour l'avion, deux fois moins cher que le train pour faire Toulouse-Lyon aller/retour ! Il faut dire que le pris demandé par la SNCF (450 euros pour deux) est presque le prix d'un aller/retour pour Tashkent (la dernière fois je l'avais payé 550 euros ! C'est un vrai scandale....
Mais revenons à Lyon où nous avons profité d'un temps magnifique pour faire une petite excursion dans les monts du Beaujolais parés de leurs couleurs d'automne : de toute beauté !!!
En prime une jolie vue sur le Mont Blanc qui se détachait sur l'horizon, mais ça, il faudra le croire sur parole ! Ce que vous auriez en revanche cru sans preuve c'est que certaines gourmandes n'ont pas manqué de se jeter sur les quelques grappes oubliées par les vendangeurs...
Un matin en Pyrénées...
Tout les matins, comme tout le monde, il faut aller au turbin et pour cela se lever tôt... L'horreur quoi ! Surtout qu'étant fort gentiment hébergés par Francis et Sylvette il faut se lever d'autant plus tôt pour effectuer les 30 minutes de trajet jusqu'à Tarbes.Pourtant il est des fois où l'effort est récompensé à sa juste valeur ! Ainsi ce fantastique matin de la mi octobre où sautant
dans la voiture
j'eus la joie de pouvoir contempler un extraordinaire lever de soleil sur la plaine tarbaise et les Pyrénées depuis les hauteurs du plateau de Ger. Par chance j'avais l'appareil photo avec moi et j'ai pu m'arrêter pour en faire profiter tout le monde.Demain nous prenons les clés d'un grand appartement au centre ville de Tarbes. Nous pourrons désormais nous lever une demi-heure plus tôt, mais nous n'aurons plus la joie d'accomplir les 30 kilomètres quotidiens à regarder le jour s'étirer dans un baillement orange sur les plus belles de toutes les montagnes : les nôtres ! Les Pyrénées !
Photo mystère

Sans commentaire... Vous l'aurez tous reconnu(e) !
29 septembre 2009
Retrouvailles...
Voici un mois maintenant que nous sommes rentrés sur les Hautes-Pyrénées. Et pourtant il nous aura fallu attendre ce week-end pour retrouver enfin nos chères montagnes pour constater - une fois encore ! - que ce sont bien sûr les plus belles du monde !!! Si,si... (Avec un peu de chauvinisme placé là où il faut c'est la vérité !)
Certes ça n'a pas encore été de la sévère randonnée, ni l'ascension de quelques pics élancés, mais c'était une bien belle reprise de contact. Dimanche matin vers 8h00 l'envie me prend. Le
temps de consulter la météo sur Internet qui nous promet un ciel bleu sans partage (on ne se méfie jamais assez de Météo France) et de réveiller Marion, et nous voici partis pour Hautacam... Sous un ciel gris bien entendu !
Qu'importe puisqu'il n'a pas plu et que le paysage était là. Quel bonheur de retrouver les troupeaux de brebis, de vaches et de chevaux de trait déambulant un peu partout au son des sonnailles ! C'est aussi la rencontre avec les bergers galopants à travers les pentes en appelant leurs bêtes, aidés par leurs chiens si extraordinaires. Nous croisons également de nombreux pêcheurs partis à pied j
usqu'au lac d'Isaby et autres lacs du secteur pour y taquiner les truites.
Descendu audit lac, nous avons poursuivi dans un vallon jusqu'à un autre petit laquet avant de bifurquer à gauche pour une traversée un peu pénible dans les pentes herbeuses assez raides pour rejoindre la crête. Là, l'horizon est barré par une nouvelle crête très raide derrière laquelle se cache le Lac Bleu et le Pic du Midi de Bigorre (que nous ne verrons pas).
Le bonheur est cependant ailleurs ! Il est dans les reflets tatntôt gris, tantôt bleus, tantôt verts des lacs que nous dominons. Il est dans la beauté des pentes pyrénéennes sur lesquelles courent 1000 chemins aux destinations toutes plus tentantes les unes que les autres. Il est encore dans la
fascination de la crête sous le Pic Léviste hérissée de gendarmes et d'éperons saillants. Il est dans le silence magique des montagnes juste troublé parfois par les clochettes des troupeaux. Et puis aussi dans les couleurs ! L'automne arrive et s'installe sur la montagne. Les bruyères blanchissent là où les myrtilliers ( je ne sais pas comment ça s'appelle ?!) jettent des tâches allant du orangé au rouge vif sur toutes le pentes ! Les myrtilles ? Parlons en ! Elles sont là par millions et nous mentirions sacrément si nous prétendions ne
les avoir pas goûtées... Plutôt deux fois qu'une d'ailleurs ! Succulentes : sucrées à souhait, fondantes, un régal. Il n'est pas exclu que nous y retournions dès le week-end prochain pour en faire forte provision afin de les préparer confitures qui nous régaleront durant l'hiver mais aussi l'incontournable tarte aux myrtilles qui nous peindra la bouche en noir.
Avant de retourner à la voiture et à la vallée, comment ne pas rester songeur face à ces deux
monuments de la philosophie que nous trouvons peintes sur la porte d'une cabane d'alpage :
"Je chasse propre, je ramène mes cartouches !"
et
"Ne faites pas comme ce connard qui a bousillé la serrure !"
Je vous laisse y réfléchir...
21 septembre 2009
Non le blog n'est pas mort !
Bonjour à tous !
Et bien quoi ? Vous croyiez que le blog était fini au motif que nous étions rentrés en France ? Mais que nenni ! Et j'aime autant vous prévenir tout de suite : il est loin d'être terminé ! Pour quoi vous raconter vous demandez-vous ? (Si, si ! Ne niez pas, je le sais, il y a eu des délateurs !)
Et bien tout d'abord pour refaire les albums photos (parce que là, c'est un peu le fouttoir j'ai l'impression). Et aussi pour en publier d'autres que nous n'avons jamais eu le temps de faire... Vous les avez vues, vous, les photos du Népal, d'Oman, des 1ère et 3ème expéditions au Kirghizstan ? Non, ou alors si peu... Donc dès que je trouve un moment, paf ! Je vous envoie ça dans les dents...
Et question articles c'est pareil : les récits du Népal, d'Oman, du Kirghizstan, et même d'autres voyages ont été absents ou à peine esquissés ! Je vais tâcher de rattraper tout cela. - En outre j'ai bien l'intention d'écrire de nombreux autres articles sur le pays où nous avons passé 3 ans et qui finalement a été le parent pauvre du blog : l'Ouzbékistan ! Trois ans là-bas, il va y en avoir des choses à raconter ! Je vais même pouvoir balancer sur tous ces gros boulets nuisibles de l'ambassade et toute cette clique d'expatriés que vous entretenez à grands fraîs avec vos impôts... Vous saurez tout ! Mais bien sûr je tâcherai de consacrer le plus clair de mes écrits au pays, à ses habitants, à l'école, et à nos escapades à travers le pays.
Et puis tant qu'on y est de temps à autres je vous donnerai de nos nouvelles dans notre vie actuelle car si le passé récent nous a marqué à vie et sera toujours présent dans un coin de nos souvenirs, le présent est riche lui aussi et le futur gorgé d'aventures excitantes.
D'ailleurs lisez le post suivant, ça commence !
Retour à une vie même pas ordinnaire...
La fin de l'aventure ouzbèque n'est finalement pas une fin ; elle est un début ! Le début d'une nouvelle vie qui n'est même pas un retour à une ancienne vie. C'est une nouvelle entité encore un peu floue sur certains points, mais déjà plus "concrète" sur certains autres.
Pour faire vite, rattrapés comme nous l'avons été par la rentrée scolaire, nous nous sommes posé en urgence chez beau-papa et belle maman... Nous sommes SDF quoi ! Et squattons honteusement en attendant de nous être retourné. Pour ceux qui aiment jouer avec Google Earth et autre Googlemap, nous sommes localisés à Urost (Pyrénées Atlantiques) grosso-modo entre Pau et Tarbes. Mais pour combien de temps ? Quelques semaines tout au plus je pense.
Marion a repris l'école avec une classe de CE1/CE à Gourdan-Polignan (Haute-Garonne) et le hasard a voulu qu'elle se retrouve avec des élèves qu'elle avait eu en, classe de maternelles avant notre départ pour Tashkent ! On dit que le monde est petit, alors la Haute-Garonne, vous pensez !!!! Ca se passe bien même si la distance lui impose une gymnastique logfistique et matinale pénible : 30 minutes de voiture jusqu'à Tarbes puis 40 de train jusqu'au boulot (heureusement l'école est en face de la gare).
Quand à moi, après mon échec aux oraux au concours d'instit' l'an dernier, je n'ai plus qu'à remettre le couvert !!! Mais cette année pas de Cned ni de billet d'avion pour aller passer les épreuves à Toulouse ! <non ! Cette année je prépare le concours à l'IUFM de Tarbes ! Et voilà comment je me retrouve affublé d'une carte étudiant (à mon âge !) et contraint à déjeuner au resto U (ça ne s'est pas amélioré après 15 ans d'abstinence ! C'est impensable !)... La différence ? Ben quand je sors de l'amphi les profs me disent "au revoir... MONSIEUR !". Ben oui, je crois que je suis le doyen, et de loin !
Je vous passe les multiples démarches administratives consécutives à un retour en France : Sécu (merci Sylvette de t'en être occupé avant qu'on revienne), remise en éta des voitures (qui de manière surprenante roulent comme des montres après 3 ans d'immobilisme !), assurances, Assedics pour moi, inscription à la fac, mutuelle et mutation académique pour Marion.... Bref, c'est chiant. Mais heruesement quasiment bouclé maintenant.
La grande question du moment est de nous loger. Le problème est que nous avons deux plans d'attaque : 1°) acheter une vieiulle maison, grange ou ferme pour y construire notre nid ; 2°) prendre un loyer à Tarbes en attendant... Et finalement je crois que nous allons mixer les deux : prendre un loyer en attendant de trouver au plus vite la maison de nos rêves. C'est qu'il faut qu'on se dépêche car au printemps nous serons trois ! - Ben oui ! Car pour ceux qui ne le sauraient pas encore (il y en a mais il y a longtemps qu'on, ne saist plus à qui on l'a dit et à qui on n'a pas encore eu l'occasion de le faire) ... Donc pour ceuxqui ne le savaient pas encore Marion a un excédent de bagage dans le bedon depuis la Croatie ! Et bien entendu tout devra être prêt pour accueillir le nouveau venu vers la fin avril. C'est évidemment la nouvelle sensationnelle du siècle et vous imaginez bien que l'euphorie est à son comble.
Voilà où nous en sommes de notre reprise de vie en France. A bientôt pour de nouveaux récits.
27 août 2009
Arrivés
Et bien ça y est donc ! Nous voici de retour en France, et même dans les Pyrénées !
Ca fait tout bizarre d'écrire cela car nous ne nous sentons encore nulle part. Plus en Ouzbékistan, plus sur le vélo mais pas encore tout à fait en France...
C'est sur les bords du lac Léman que notre périple sur deux roues a donc pris fin, c'était jeudi dernier quand nous avons débarqué chez nos amis de Thonon-les-Bains (dont certains d'entre vous ont eu le privilège de faire la connaissance ce week-end). Etrange sensation que celle de donner le dernier coup de pédale : on pédale, on pédale pendant presque 2 mois et puis tout à coup on descend du vélo mais en se disant "tiens, c'est fini". Il faut un peu de temps pour réaliser ça aussi... En tout cas ces deux mois de bicyclette à travers l'Europe auront été un ravissement de chaque instant et une révélation ! Le voyage en vélo, c'était la première fois ; mais il apparait évident désormais que ce ne sera pas la dernière. Il faut absolument essayer !
Mais en réalité ce n'était pas encore tout à fait fini puisqu'il nous restait à vivre la fête du retour que nous organisions chez Dider, Claire-Lise et leurs 2 filles géniales Lou et Mellie, nos comparses d'aventure en Ouzbékistan lors des deux premières années... Ou plutôt devrai-je dire pour la fête que cette incomparable petite famille a bien voulu organiser pour nous et accueillir chez elle ! Si ça c'est pas de l'amitié !!!!... - Une grande réussite qui nous a plongé dans un bonheur sans bornes : celui de retrouver famille et amis après un si long et délicieux exil, même s'il en manquait forcément quelques uns. Merci à tous d'être venu nous accueillir et partager un plov de l'amitié et des retrouvailles concocté (encore !) par Didier, devenu roi du plov français depuis son retour ! Les absents ont eu tort car le plov de Didoche est sans aucun doute l'un des tout meilleurs que nous ayons mangé ; et bien des ouzbeks ne savent pas le faire aussi bon ! - Quand à la boisson, merci ! Il y en avait assez je crois... Et malgré nos efforts soutenus les jours suivants il nous a été impossible de venir à bout de l'excédent.
Merci de votre présence et ce tout particulièrement pour ceux qui venaient de loin (Toulouse, Reims ou Angoulême notamment !).
Depuis ce matin nous avons regagné nos pénates pyrénéennes que nous allons retrouver avec délice également. Ce matin depuis tarbes; un temps radieux nous laissait admirer le panorama incomparable de toute la barrière pyrénéenne qui se dressait au sud, s'étalant du Pic de Midi de Bigorre jusqu'aus montagnes lointaines du Pays-basque. Superbe ! Ca aussi c'était de l'accueil !
Et si on ne se sent pas encore complètement de retour ça ne saurait tarder puisque dès aujourd'hui je me suis lancé dans le long parcours du combattant des administrations françaises : Sécu, Caf, Pôle emploi, impôts, il faut se réinscrire partout et remplir quantité de formulaires qui seront immanquablement perdus, égarés ou déclarés "incomplets"... La reprise de contact va être brutale d'autant que la semaine prochaine c'est déjà la rentrée scolaire !!!
Je ne sais pas trop comment aborder ce retour en France. Est-ce bien la fin d'une magnifique aventure de 3 ans aux confins de l'Asie Centrale ? - Non. Pour ma part je crois que c'est tout simplement le début d'une nouvelle aventure pleine de projets, de rêves à accomplir, de surprises. Une aventure qui sera certes très différente, c'est sûr, mais pas forcément moins belle !
21 août 2009
Arrivee a Thonon !
Et bien ça y est... Nous y sommes et avons donneé notre dernier coup de peéale au kilometre 2823 dans l'allée de chez Didier et Claire-Lise. C'était hier en debut d'après-midi. Nous voici donc revenus a notre condition de piéton et de résident français !!! Ca fait drôle quand même...
Comme vous le savez c'est donc a quatre que nous avons terminé notre périple depuis Côme, avec Sylvette et Francis, les parents de Marion. Ca a commencé d'ailleurs de manière assez mouvementée puisqu'à l'heure du rendez-vous devant le stade de Côme Francis est arrivé... tout seul ! Il avait dû lâchement abandonner Sylvette (il se murmure que c'est un projet murement préparé...) sur le bord de la route à 10 bornes de là : jante explosée !!!! Il l'a chargée dans un camion polonais (le fourbe !) et a continué tout seul pour être au lieu et à l'heure de rendez-vous... Puis plus de Sylvette, et pas moyen de la joindre. Finalement elle a débarqué en Mercedes avec un vieux mais sans vélo qu'elle avait abandonné (le vélo, pas le vieux...) dans un fossé... Bref, ça a été encore toute une aventure pour aller récupérer le vélo et tout et tout.
Le lendemain on démarre mais au bout d'1,5 kilomètre : pffff... Francis a crevé ! (Une basse vengeance de Sylvette d'après une enquête approfondie). On répare, on repart, on fait la pause casse-croûte et paf ! Francis a re-crevé !!!... Il était désespéré ! Heureusement ça a été le dernier incident mécanique et nous avons pu ensuite poursuivre notre route sur un rythme soutenu avec des étapes autours de 80 kilomètres journaliers.
Ainsi nous sommes rapidement arrivés en vallée d'Aoste et avons pu nous lancer (enfin !) à l'assaut du col du Grand Saint-Bernard : 35 kilomètres de montée, plus de 1800 mètres de dénivellé. Ca s'annonçait dur et pour ménager nos 2 nouveaux compagnons de route nous avions prévu de le passer en 2 jours ! C'était leur faire injure !!! Ils nous l'ont grimpé d'un seul coup avec juste une pause sieste à l'heure la plus chaude ! Une montée d'anthologie rythmée par les attaques et démarrages fulgurants de Francis toujours soucieux de distancer sa dulcinée. Mais Sylvette rne s'en laissait pas compter et a toujours su ramener inlassablement le peloton sur le grand plateau avant de contattaquer dans les derniers virages.. Chapeau a eux qui auront fait taire les mauvaises langues qui leur annonçaient qu'ils n'y arriveraient pas. - Pour nous aussi ça s'est très bien passé et nous l'avons grimpé sans aucun soucis ! Presque déçu !!!! Partout je lisais des types qui disaient que c'était très long et très dur... Très long ça oui ! Mais très dur.... Bof, bof. Ca se monte finalement très bien !
En haut du col ça a réellement senti la fin ! Le Saint-bernard passé, c'était le dernier obstacle qui nous séparait réellement de l'arrivée. Il ne nous restait plus que la longue descente (45 kilomètres) jusqu'au fond de la vallée puis la route pour rejoindre le lac Léman que nous avons suivi jusque chez nos amis ! ca a été des kilomètres un peu bizarre, un peu entre impatience d'arriver et de faire la fête tant attendue, et les regrets que notre raid s'arrête. En effet nous sommes désormais bien dans le bain et nous avions plaisir à enfourcher nos vélos le matin pour avancer toujours un peu plus loin. En fait nous aurions très volontiers poursuivi notre périple.
Nous sommes finalement arrivés chez Didier et Claire-Lise qui nous ont bien sûr royalement accueilli ! Ils ont préparé les festivités avec une ardeur rare ! Il fallait s'y attendre quand on les connait ! Jusqu'à Mellie qui nous avait préparé un succulent crumble aux griottes.... je crois qu'ils ont du gagner un jour à "la famille en or !" En tout cas quel joie de les retrouver ! L'aventure ouzbèque ne pouvait décidément pas se terminer autrement qu'avec eux, et mieux : chez eux !!!
Nous sommes impatients maintenant d'être à demain pour le grand plov du retour et les retrouvilles après 3 ans d'un exil extraordinaire !!! Place au plov, à la vodka, au dotar, à la anse ouzbèque, etc, etc... Et tant pis pour les absents !!!.
29 juillet 2009
La revelation montenegrine
On vous en avait touche un mot dans notre dernier et tres court message mais nous avons eu un coup de coeur absolu : le Montenegro. Quelle merveille de pays ! Nous en avons pris plein les yeux et nous sommes bien jure d,'y retourner pour approfondir notre decouverte...
Pour nous, au depart, le Montenegro n'etait qu'un petit bout de pays a traverser pour rejoindre la superbe Croatie. Mais a peine la frontiere albanaise passee nous avons ete envoutes. Ca a commence par une toute petite route de campagne tres champetre au milieu des jolies montagnes mediterraneennes, c'est a dire sous une dense vegetation de maquis et de forets d'ou emergeaient de charmants villages ou les minarets des mosquees cotoyaient, et le plus souvent faisaient face, aux clochets des eglises. Ces kilometres dans la campagne montenegrine nous ont pousse a faire le voeu pieux de continuer a faire du velo dans nos campagnes a nous a notre retour en France ! Puis nous avons continue a flanc de montagne en longeant et dominant la cote adriatique le long de laquelle se succedaient les petits ports et marinas avec leurs plages aux eaux turquoise et saphir. Inevitablement nous avons fini par descendre et rejoindre le bord de mer, ce fut a Bar ou nous nous sommes mis en quete d'un bureau de change avant de nous rendre comte que la monnaie locale est......... l'Euro ! Ben oui, c'est l'un des nouveaux partenaires europeens, nous l'avions completement zappe ! Heureusement que nous nous en sommes rendu compte avant de changer, on aurait eu l'air fin !!!
A Bar il y a une ville medievale magnifique, derriere des remparts, perchee sur un eperon rocheux que nous avons evidemment exploree avant de reprendre la route le long de la cote ou les criques se succedent sans fin avec leurs plages enchanteresses mais aussi leur cohorte de touristes serbes ! Le soir nous avons d'ailleurs partage avec eux un camping memorable, tres annees 50 tant par le standing et l'ambiance que par le parc de caravanes pourries avec auvent camouflage militaire et tout et tout. Douche glacee bien entendu, et chiottes glauques a souhait...
Le lendemain nous avons mis le cap sur Budva non sans une halte a Sveti Stefan, sorte de petite ville sur un ilot un peu comme le Mont Saint-Michel mais sans la basilique et tout le tintouin, mais avec en revanche des plages de reve ! On ne peut pas tout avoir... Quand a Budva c'est encore une vieille ville fortifiee sur une langue de terre s'avancant dans la mer. Magnifique aussi ! Et en plus on y trouve des bars ombrages dans des ruelles tranquilles ou Marion peut ronfler tout son soul avant de reprendre la route une fois le plus fort de la chaleur passee !
Le plus beau restait alors a venir lorsque nous sommes entres dans un endroit fantastique . le fjord de Kotor !!! Un vrai fjord ceinture de montagnes atteignant plus de 1700 metres et s'enfoncant en zigzaguant sur au moins 20 bornes ! La petite route qui longeait le bord de l'eau n'etait pas assez large pour que 2 voitures se croisent, les villages qui se succedaient faisaient toujours face a des panoramas incroyables avec des ilots naturels ou non sur lesquels sont disposes quelques eglises ou monasteres isoles. Et puis partout des sortes de petits enclos dans la mer : ce sont les garages des bateaux des habitants ! Plus quelques pontons servant de plongeoir aux enfants. Ben oui ! Parce que bien sur l'eau est cristalline, plate comme ma main, et chaude comme de l'eau de vaisselle. Bref : le paradis des bebes nageurs comme moi, et inutile de preciser que nous ne nous sommes pas fait prier ! - Enfin tout au fond du fjord nous atteignons Kotor bordee de yachts tous plus enormes les uns que les autres, avec des remparts incoyables qui partent a l'assaut de toute la montagne et qui habrite une vieille ville medievale superbe encore une fois.
C'est a regret que nous avons quitte la ville lendemain pour filer sur herceg Novi (encore une vieille ville medievale) pour passer la frontiere par une route minuscule qui filait a l'entree du fjord. C'est la que 2 douaniers croates perdus au milieu de nulle part nous ont tamponne nos passeports. Apres les 90 kilometres du jour nous atteignions Dubrovnik. Mais ca, c'est une autre histoire... Qui est deja derriere nous !
En effet ce soir nous sommes a Korcula, ile que nous explorons demain avant de traverser sur celle de Hvar.
Ce soir le compteur affiche 1400 kilometres et des poussieres:
19 juillet 2009
3 jours tranquilles a Corfou !
Tres vite car le bateau pour l'Albanie corne deja d'impatience dans le port de kerkira, capitale de Corfou ou nous avons passe ces 3 derniers jours. Au programme : tout, sauf du velo ! NOus avons commence par glandouiller dans un bungalow puis au bord de la piscine du camping. Quel bonheur ! Grasse-mat' et siestes les doigts de pied dans l'eau...
Nous nous sommes quand meme octroye une journee de visite de l'ile en... scooter (et ben quoi ???...). Et une fois encore nous en avons pris plein les yeux !
Nous avons quitte la mediterranee ''grecque'' pour entrer dans le Mediterranee ''italienne''. Je parle bien sur du style architectural avec des rues toujours etroites mais des batiments de 3 ou 4 etages avec petits balcons, enduits rouges, jaunes ou roses ; linge au fenetres, etc... Pour ce qui est de l'ile ambiance r4appellant un peu la Corse : relativement montagneux, tout vert avec
des villages perdus un peu partout et des routes qui partent en tous sens, extremement sinueuses, le tout pour arriver a des
criques de reve ou bien entendu nous n'avons pas manque de nous plonger les pieds entre les oursins !
Cap desormais sur l'Albanie avec 2 jours de Saranda a Vlore qui nous verront franchir pour la premiere fois les 1000 metres d'altitude ! Les mollets en pleurent d'avance. De la, sans doute un detour par la ville ottomane de Berat avant de couper en train vers le nord du pays et d'attaquer la derniere ligne droite (longue la ligne droite par le Montenegro et la Croatie.




































