Et bien ça y est... Nous y sommes et avons donneé notre dernier coup de peéale au kilometre 2823 dans l'allée de chez Didier et Claire-Lise. C'était hier en debut d'après-midi. Nous voici donc revenus a notre condition de piéton et de résident français !!! Ca fait drôle quand même...

Comme vous le savez c'est donc a quatre que nous avons terminé notre périple depuis Côme, avec Sylvette et Francis, les parents de Marion. Ca a commencé d'ailleurs de manière assez mouvementée puisqu'à l'heure du rendez-vous devant le stade de Côme Francis est arrivé... tout seul ! Il avait dû lâchement abandonner Sylvette (il se murmure que c'est un projet murement préparé...) sur le bord de la route à 10 bornes de là : jante explosée !!!! Il l'a chargée dans un camion polonais (le fourbe !) et a continué tout seul pour être au lieu et à l'heure de rendez-vous... Puis plus de Sylvette, et pas moyen de la joindre. Finalement elle a débarqué en Mercedes avec un vieux mais sans vélo qu'elle avait abandonné (le vélo, pas le vieux...) dans un fossé... Bref, ça a été encore toute une aventure pour aller récupérer le vélo et tout et tout.
Le lendemain on démarre mais au bout d'1,5 kilomètre : pffff... Francis a crevé ! (Une basse vengeance de Sylvette d'après une enquête approfondie). On répare, on repart, on fait la pause casse-croûte et paf ! Francis a re-crevé !!!... Il était désespéré ! Heureusement ça a été le dernier incident mécanique et nous avons pu ensuite poursuivre notre route sur un rythme soutenu avec des étapes autours de 80 kilomètres journaliers.
Ainsi nous sommes rapidement arrivés en vallée d'Aoste et avons pu nous lancer (enfin !) à l'assaut du col du Grand Saint-Bernard : 35 kilomètres de montée, plus de 1800 mètres de dénivellé. Ca s'annonçait dur et pour ménager nos 2 nouveaux compagnons de route nous avions prévu de le passer en 2 jours ! C'était leur faire injure !!! Ils nous l'ont grimpé d'un seul coup avec juste une pause sieste à l'heure la plus chaude ! Une montée d'anthologie rythmée par les attaques et démarrages fulgurants de Francis toujours soucieux de distancer sa dulcinée. Mais Sylvette rne s'en laissait pas compter et a toujours su ramener inlassablement le peloton sur le grand plateau avant de contattaquer dans les derniers virages.. Chapeau a eux qui auront fait taire les mauvaises langues qui leur annonçaient qu'ils n'y arriveraient pas. - Pour nous aussi ça s'est très bien passé et nous l'avons grimpé sans aucun soucis ! Presque déçu !!!! Partout je lisais des types qui disaient que c'était très long et très dur... Très long ça oui ! Mais très dur.... Bof, bof. Ca se monte finalement très bien !
En haut du col ça a réellement senti la fin ! Le Saint-bernard passé, c'était le dernier obstacle qui nous séparait réellement de l'arrivée. Il ne nous restait plus que la longue descente (45 kilomètres) jusqu'au fond de la vallée puis la route pour rejoindre le lac Léman que nous avons suivi jusque chez nos amis ! ca a été des kilomètres un peu bizarre, un peu entre impatience d'arriver et de faire la fête tant attendue, et les regrets que notre raid s'arrête. En effet nous sommes désormais bien dans le bain et nous avions plaisir à enfourcher nos vélos le matin pour avancer toujours un peu plus loin. En fait nous aurions très volontiers poursuivi notre périple.

Nous sommes finalement arrivés chez Didier et Claire-Lise qui nous ont bien sûr royalement accueilli ! Ils ont préparé les festivités avec une ardeur rare ! Il fallait s'y attendre quand on les connait !  Jusqu'à Mellie qui nous avait préparé un succulent crumble aux griottes.... je crois qu'ils ont du gagner un jour à "la famille en or !" En tout cas quel joie de les retrouver ! L'aventure ouzbèque ne pouvait décidément pas se terminer autrement qu'avec eux, et mieux : chez eux !!!

Nous sommes impatients maintenant d'être à demain pour le grand plov du retour et les retrouvilles après 3 ans d'un exil extraordinaire !!! Place au plov, à la vodka, au dotar, à la anse ouzbèque, etc, etc... Et tant pis pour les absents !!!.